« Fermes dans la foi », c’est l’expression de St Paul dans la lettre aux Colossiens qui a été choisie pour thème de ces JMJ. Or, si on devait associer spontanément un terme à notre vie de foi, ce serait plutôt le contraire : la fragilité, c’est-à-dire un sentiment de grande fragilité de notre foi.
POURQUOI NOTRE FOI EST-ELLE FRAGILISEE ?
Si notre foi est fragilisée, cela vient de trois raisons majeures : notre monde est indifférent à Dieu, la foi pose apparemment plus de questions qu’elle n’en résout, et nos épreuves personnelles nous conduisent à douter.
Tout d’abord, nous vivons notre foi dans un monde qui est largement indifférent à Dieu. Nous ne sommes pas portés par un élan, par une confiance de Dieu partagée par tous, comme cela existe aux USA, par exemple, où c’est assez différent. Et cette situation est dure à vivre. Il est dur de se dire croyant, dur de se retrouver seul croyant dans nos amphis, dans nos classes, dans nos entreprises, dans nos groupes d’amis et parfois même dans nos familles.
De plus, on nous dit très souvent ou on nous fait comprendre que la foi est de l’ordre du privé, de l’ordre de l’opinion personnelle : « toi tu crois, moi je ne crois pas, qu’est-ce que cela change ? » On n’est pas censé en parler sur son lieu de travail, surtout si c’est une administration ; on n’est pas censé y faire référence dans nos travaux universitaires, dans nos exposés. A la limite on peut en parler à la cantine entre collègues ou le soir entre amis ou chez soi avec ses enfants. Mais la foi n’est pas la bienvenue dans l’espace public.
Cet espace public, l’entreprise, les écoles, les administrations, les media, etc…est en effet marqué par deux grands courants qui peuvent fragiliser notre foi : le rationalisme et le consumérisme. Je les explique en quelques mots.
Qu’est-ce que c’est que le rationalisme ? C’est prétendre que la raison humaine peut tout expliquer. Et qu’elle est même la source unique de la connaissance. Qu’on ne peut rien connaître si ce n’est par la raison, par la lumière de notre seule intelligence. C’est ainsi que le rationalisme se ferme à la foi, à l’idée même de Dieu. Le monde s’explique par lui-même, sans qu’on ait besoin de recourir à Dieu, sans qu’on ait besoin de la Révélation chrétienne.
Cette Révélation ne nous apprend rien qu’on ne sache par ailleurs, avec la simple raison. On n’a donc pas besoin de Dieu pour expliquer le sens de l’existence. On est le fruit du hasard et non l’objet d’un acte créateur de Dieu qui nous aime et nous donne notre dignité et notre vocation. Après la mort, il n’y a que le néant et pas de résurrection ; on n’a donc pas besoin de salut. Il n’y a pas de Dieu à nos côtés pour nous donner sa lumière dans l’obscurité ou nous donner sa force dans les épreuves.
La prière ne sert à rien, si ce n’est à nous rassurer. L’homme est donc seul ; il doit compter sur lui-même. Personne ne lui indique un chemin ; il doit se faire sa propre idée du bonheur. Celui qui se laisse porter, consciemment ou non, par ce courant rationaliste se considère donc comme sa propre source. Il prétend vivre dans sa propre lumière, la lumière de sa raison. Il veut vivre dans l’indépendance et se donner à lui-même le sens de son existence. Voilà pourquoi il n’a pas besoin de Dieu.
Nous avons tous de très bons amis, des gens auxquels nous tenons, parfois même des membres de notre famille que nous admirons et pour lesquels Dieu n’est rien ; pour lesquels la foi n’a pas d’intérêt, même si, par ailleurs, ils ont été baptisés dans leur jeunesse. Parfois ils sont même bien plus amicaux, édifiants, exemplaires que certaines de nos connaissances qui professent ouvertement leur foi chrétienne. Et cela nous interroge beaucoup sur notre foi.
Le second courant qui favorise l’indifférence à la foi, c’est le consumérisme, c’est-à-dire le fait de vouloir consommer (des biens, des produits manufacturés, des services, des voyages, etc…) mais au point que cela occupe tout l’horizon de l’existence. Au point qu’il n’y pas d’autre but, d’autre critère de décision, d’autre motivation dans la vie que de consommer toujours plus et toujours mieux. Le consumérisme comme système naît dans une société de consommation qui a pour l’homme un projet de bien-être et de tranquillité. Ce qu’il faut à l’homme, dans cette société-là, c’est un confort matériel assuré par le progrès technique.
Dans cette perspective que devient la raison humaine ? Son objectif n’est pas tellement de philosopher, de comprendre ce qu’est l’homme, de saisir où est le bien à accomplir ou de réfléchir à ce qu’est une vie réussie. Elle est surtout une intelligence performante qui doit assurer un développement scientifique et technique au service de la consommation. Et là, quels sont les objectifs de la réussite dans une société de consommation ? A quoi rêve-t-on ?
Pas à faire la révolution, à changer le monde, à s’engager pour une fraternité universelle ou à sauver la planète : on rêve d’un salaire décent, d’un logement convenable, d’outils de communication efficaces, de vacances reposantes, et d’un large choix de divertissements. Dans ce contexte la question de Dieu ne se pose pas. Parce que Dieu n’y est pas utile. Comment pourrait-il d’ailleurs contribuer à un plus grand confort ? Comment pourrait-il augmenter notre niveau de vie ? Là où domine la recherche d’un plus grand bien-être, Dieu semble superflu.
Il n’est pas facile, dans ces conditions-là, d’être forts dans la foi. Si le monde, autour de nous, c’est-à-dire nos amis de fac ou d’école, nos professeurs, nos collègues dans l’entreprise et mêmes des cousins, des frères et sœurs ou encore nos propres parents semblent s’organiser sans Dieu, pourquoi, nous, avons-nous besoin de croire ? Pourquoi on ne se coulerait pas nous-mêmes dans cette culture-là ?
Il y a une deuxième raison pour laquelle notre foi nous semble fragile : on a parfois l’impression que notre foi nous pose plus de questions qu’elle n’en résout. En particulier parce qu’on a sans cesse à répondre d’elle au milieu d’un monde indifférent à Dieu, ou d’un monde qui doute, ou qui professe une autre foi que la nôtre. Vous savez comment cela se produit : au cours d’une conversation avec des amis à propos d’un article, ou d’un fait divers, ou d’une déclaration du Pape, ou d’un scandale ; ou à propos d’un évènement qui nous a touché : le mariage d’un cousin, des obsèques auxquelles on a participé, un film qu’on a vu, un week-end scout qu’on raconte…On est pris dans la discussion et, tout à coup, on nous demande de rendre compte de notre foi. Et là, on se heurte très souvent à des questions auxquelles on n’a pas toujours pensé.
Par exemple : comment parler de la Trinité à des amis musulmans ? Comment parler de la joie de la prière ? Comment justifier l’engagement dans le mariage ? Comment parler de la divinité de Jésus ? Comment faire comprendre que l’Eglise ne fonctionne pas comme une association Loi 1901 ? Comment trouver des mots pour dire sa confiance dans le Pape, dans un évêque, ou pour justifier une décision qu’on a pris en son âme et conscience ?
On doit parfois argumenter alors qu’on n’a pas les arguments. On se rend compte alors que, ce qui nous semble à nous le plus évident, est le plus difficile à expliquer. Telle discussion avec l’un ou avec l’autre nous ébranle parfois dans nos convictions. Et il nous arrive de sortir d’une conversation en nous disant : « Pourquoi je n’ai pas réussi à trouver les mots ? Et si cette difficulté à trouver les mots était le signe d’un manque de foi ? » Vous éprouvez même parfois de la colère contre l’Eglise en vous disant : pourquoi je n’ai pas été assez bien formé dans ma jeunesse pour pouvoir répondre à toutes ces questions ?
La troisième raison de la fragilité de notre foi ce sont les épreuves personnelles par lesquelles nous sommes passés. Notre vie chrétienne n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous arrive de connaître des échecs, des déceptions, de passer par des moments de doutes, de tomber dans le péché – et parfois des péchés qui sont vraiment sérieux.
Après une épreuve, après un échec, après un moment de grande souffrance. On comptait sur la force de Dieu et on s’est retrouvé face à notre faiblesse ; on avait mis son espérance en Dieu et des difficultés insurmontables nous ont mis à terre ; on avait une vie de fidélité à Dieu et tous nos projets se sont écroulés. C’est une déception amoureuse avec la sensation d’avoir été trahi, ce sont nos parents qui se séparent alors qu’on avait vraiment prié pour eux en comptant sur la grâce du sacrement de mariage. C’est un parent ou un ami mort subitement et dont l’absence nous laisse dans une insupportable solitude ; c’est une période de chômage ; c’est une maladie incurable ; ce peut être aussi une déception sur soi-même, une conscience de sa médiocrité, une faute qu’on ne cesse de se reprocher.
Ces expériences peuvent induire une lassitude de la vie de foi, une sorte de fatigue de Dieu, une désespérance qui nous mène à ne plus savoir compter sur la grâce. On finit par ne plus du tout compter sur Dieu, par faire des choix à la lumière de sa seule raison ou en suivant les modes du temps ; on finit par ne plus compter que sur soi-même : « et si Dieu n’a pas su protéger cet ami que je lui avais confié comment pourrait-il encore me conduire, me guider, m’aider à avancer ? »
C’est là une forme de ce qu’on appelle « l’acédie », un assoupissement spirituel qui prend l’âme à certains moments de l’existence, en particulier au moment de l’épreuve. L’acédie, comme maladie de la vie chrétienne, a été repérée par les premiers pères du désert. Elle est un sentiment de vide spirituel, de désintérêt complet pour les choses de Dieu. On cesse de prier alors que, précisément, le salut est dans la prière ; on se disperse, on s’impatiente, on est tenté de se fuir soi-même dans le divertissement ; on remet en cause ses engagements les plus profonds. Lorsque cette épreuve n’est pas traitée dans la foi ; lorsque, par exemple, un chrétien qui l’affronte n’est pas aidé, rassuré, épaulé, guidé, il peut en arriver à abandonner totalement sa vie chrétienne et à se rendre indifférent à Dieu.
COMMENT FORTIFIER NOTRE FOI ?
Face à cela que peut-on faire ? On peut évidemment baisser les bras et dire « je manque de foi » ; se laisser happer par le rationalisme ambiant, laisser une déception ou un échec tout emporter, ou bien se dire « je profite juste de la vie et je ne m’occupe plus de Dieu ».
Vous savez qu’il y a un moment, dans l’Evangile, où les Apôtres disent à Jésus : « augmente en nous la foi » (Luc 17, 5). Ils sentent combien leur foi est fragile ; mais ils ont entendu aussi Jésus s’émerveiller devant la foi de personnes qu’il a rencontrées. Par exemple un centurion romain qui lui demande de guérir son fils et dont Jésus dit « Chez personne je n’ai trouvé une telle foi en Israël » (Mt 8, 10) ; il y aussi une phénicienne dont Jésus guérit la fille (Mc 7, 24-30).
Face à la faiblesse de notre foi, face aux contradictions que nous rencontrons, la première chose à faire c’est d’ouvrir nos mains et nos cœurs en disant au Seigneur : « augmente en moi la foi ». La foi est une confiance mise en Dieu ; mais cette confiance est d’abord un don. C’est Dieu qui se donne à nous, qui s’offre à nous et qui se laisse connaître par la foi. C’est Dieu qui vient jusqu’à nous. Et qui nous apprend à le recevoir, à mettre notre espoir en lui, à lui parler dans la prière, à tenir ferme dans les tempêtes, à nous reposer en lui.
Et lorsque nous le lui demandons, comme les Apôtres, le Seigneur nous fait grandir : il nous éduque, il fortifie notre foi et nous apprend à nous ouvrir à lui, à mettre en lui notre confiance. Le mot « fides » (en latin) qui veut dire foi, a donné aussi le mot « confiance ». Le cœur de l’homme est fait pour cela. Non pas pour se blinder, pour se protéger des autres. Pour dresser des murs qui nous séparent les uns des autres. Mais pour prendre le risque de remettre sa vie entre les mains d’un autre. C’est ainsi que la foi rejoint l’expérience de l’amour. L’amour qui, comme le dit St Paul, ne passera jamais.
Et ainsi, par la foi, le Seigneur nous réapprend le b.a.-ba de notre humanité. Il nous donne la clé de compréhension de notre humanité. Qu’est-ce qui nous rend heureux ? Non pas d’accumuler, d’amasser, de nous épargner, de nous protéger ; mais de nous donner. De tout donner. Parce que nous sommes faits à l’image de Dieu qui est don : don du Père au Fils ; don du Fils au Père dans la joie de l’Esprit Saint.
Nous ne sommes pas faits pour la solitude mais pour la communion ; pas une communion où chacun veut d’abord prendre pour soi en cherchant son avantage ; mais une communion où chacun s’offre parce qu’il veut le bonheur des autres. C’est ainsi que nous pouvons être guéri du consumérisme ; parce que ne faire que consommer ne comble pas notre soif ardente, les désirs de notre cœur.
Dieu nous éduque dans la foi en nous réapprenant cela ; en nous aidant à prendre du recul par rapport au désir que nous avons de vouloir tout ramener à soi ; de vouloir prendre pour soi au lieu de s’offrir ; de vouloir se protéger au lieu de faire confiance ; de vouloir tout maîtriser au lieu de se laisser conduire. C’est pour cette raison que la vie de foi n’est pas un long fleuve tranquille ; parce que Dieu nous purifie de vouloir à tout prix mettre notre moi au centre ; il nous apprend comment nous décentrer pour faire de la place à l’autre. A Dieu, d’abord ; mais également à tous ceux que le Seigneur met sur notre route. Il y a parfois des moments d’obscurité parce qu’en nous donnant nous avons l’impression de nous perdre ; parfois même de tout perdre. Et cela nous est insupportable. Mais c’est par un tel chemin que nous découvrons pour quoi nous sommes faits : pour aimer ; il n’y a que dans ce chemin de foi que nous réalisons la grandeur de notre appel. Et que notre cœur trouve la réponse à ses aspirations.
Et c’est ainsi que le Seigneur nous rend à nous-mêmes. Qu’il nous livre la clé de notre humanité. Le Concile a une belle expression ; il dit « Le Christ, dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation » (DS 22). Nous sommes faits pour la communion avec Dieu. Tout homme est fait pour cela. Nous avons été créés pour connaître la joie d’être avec Dieu et de fonder ainsi notre fraternité avec tous les hommes. Voilà ce qu’est la vie éternelle, la vie véritable à laquelle le Seigneur nous appelle par la foi.
Voilà pourquoi la raison a besoin de la foi : parce que, par la foi, l’homme découvre la vérité ultime, le sens profond de toute chose, en particulier de sa propre existence et sa vocation à aimer. Par la foi, l’esprit humain accueille ce que la raison ne peut connaître uniquement par elle-même. La foi libère donc la raison en lui permettant d’atteindre son objet, la vérité qu’elle ne cesse de chercher. Et c’est pourquoi le rationalisme, qui se ferme à la foi, ne peut aboutir dans sa recherche. Parce qu’il lui manque une lumière qu’il ne peut trouver ailleurs.
Mais, en revanche, la foi a besoin de la raison. Dans un monde indifférent à Dieu, notre foi doit oser un dialogue sérieux avec la raison. Car dans l’acte de foi, c’est notre liberté qui est engagée : et donc aussi notre raison et notre intelligence. L’acte de confiance d’Indiana Jones peut être évidemment un moment de folie. Mais il peut être aussi un acte très rationnel.
Quand nous disons que nous croyons à la vérité révélée par Dieu, c’est notre raison qui dit ‘je crois’. C’est toute notre personne qui, dans sa liberté, est impliquée dans l’acte de foi ; la raison et la volonté consentent, ensemble, dans un acte de liberté, à la vérité et « décide de vivre avec elle » (Jean-Paul II, Fides et Ratio, 13). Quand on dit ‘je crois’, on n’est donc pas seulement dans l’ordre du sentiment, de l’affectif, de l’irrationnel ou d’une obéissance servile et qui manquerait de sens critique.
La raison n’abdique donc pas devant la vérité révélée. Voilà pourquoi, dans le domaine de la foi, il n’y a pas que des convictions, il y a aussi une recherche, une réflexion, un questionnement permanent. Ce travail de la raison nous tire du doute, même si, dans un acte de foi, la raison accepte de ne pas être la seule mesure, la seule capable de trouver la vérité parce qu’elle se rend disponible librement à une autre réalité qu’elle-même. Parce qu’elle s’ouvre à une transcendance.
C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons vivre notre vie de foi sans un véritable travail de la raison. Sans une part d’étude, de réflexion, de travail intellectuel, chacun à sa mesure, chacun suivant ses possibilités. Nous ne pouvons pas nous fermer à la raison et nous contenter d’une foi uniquement affective ou sentimentale. Parce qu’à la première épreuve, au premier échec, tout cela s’effondrera.
Et ce travail de la raison ne se fait jamais seul. Il se fait toujours dans l’Eglise. C’est elle qui nous porte dans la foi ; c’est elle qui nous aide à ne pas errer dans la foi, à ne pas la réduire à notre mesure, à nos seules questions, à nos problématiques personnelles. Le Seigneur nous a donné l’Eglise pour Mère et pour Educatrice afin de nous aider à ne pas enfermer Dieu dans nos catégories personnelles.
La foi chrétienne ne peut pas se réduire à un bricolage dans lequel chacun ajoute et enlève ce qu’il veut au gré de ses interrogations et de ses besoins. Elle demande une attitude d’humilité pour accueillir ce qui nous dépasse complètement : Dieu qui se révèle à nous. Et le premier signe de l’humilité, c’est de ne pas cheminer seul, mais avec d’autres, dans la communion avec l’Eglise universelle.
VOUS ETES LES ADULTES DE DEMAIN
Parmi vous il y a les adultes de demain. Parmi vous il y a les pères et mères de famille de demain ; il y a les médecins, les avocats, les chefs d’entreprise, les ingénieurs, les maires, les députés, les ministres et, peut-être, notre futur président. Il y a les officiers, les enseignants, les fonctionnaires, les artisans, les prêtres, et certainement les évêques de demain.
Préparez-nous un monde qui ne se fermera pas à la lumière de la foi ; un monde dans lequel on n’aura pas honte, pas peur de se laisser illuminer par cette clarté qui vient d’en-haut et qui vient nous faire comprendre le monde autrement. Préparez-nous un monde que vous regarderez avec les yeux du Seigneur, avec un regard plein d’espérance et d’amour. Préparez-nous un monde où, grâce à la foi, vous serez des enseignants, des fonctionnaires, des médecins, des parents plus compétents, plus disponibles, plus attentifs à la chaque personne, toujours plus au service des autres et de la société entière parce que vous serez habités par cette force d’en-haut. Préparez-vous à bâtir un monde où vous serez fermes et sans complexes dans la foi parce qu’elle vous fera grandir dans votre humanité et que, confiants en Dieu, vous serez les témoins du regard de tendresse que le Seigneur porte sur tout homme. Mais, ce monde-là, vous ne pourrez le préparer que si vous restés fondés, enracinés dans le Seigneur. C’est ce sur quoi nous réfléchirons demain.
















