Notre foi n’est pas un système de pensée, une philosophie, une idéologie ; elle est d’abord une rencontre avec le Christ. Elle n’est pas un acte cérébral ; elle est une relation, un acte de confiance, d’abandon. Un abandon qui n’est pas du tout irrationnel, nous l’avons vu hier. Mais un acte de notre liberté, une décision libre de s’en remettre au Christ, de se confier au Christ.
Je ne sais pas, évidemment, quelle figure a le Christ pour chacun de vous. Si je vous interrogeais, vous seriez certainement capable de dire ce qui vous touche dans la personne du Christ, ce qui vous attire en lui ; les paroles, les gestes ou les attitudes de Jésus qui sont profondément graves dans votre mémoire, dans votre cœur. Qui vous ont marqués au point de pouvoir dire : c’est, moi aussi, dans cette attitude profonde que je veux me tenir.
Une manière de répondre a cette question, c’est de nous dire : « quels ont les passages de l’Evangile qui m’ont marqué, que j’aime relire ; quels sont les passages de l’Evangile qui me donnent une grande joie lorsque je les entends ; ou dont j’ai envie de parler à quelqu’un qui me demande de témoigner de ma foi ? »
Je peux vous le dire pour moi. Je peux vous dire ce qui, en Jésus, provoque en moi un élan intérieur et qui m’attachent indéfectiblement à lui.
Il y a d’abord Jésus contemple dans la pauvreté de la crèche de Bethleem : le Fils unique du Père, celui par qui et en qui tout a été fait, qui vient jusqu’à nous dans l’humilité de la crèche. Cette pauvreté de l’enfant de Bethleem me parle de l’humilité de Dieu qui vient nous rejoindre dans la nuit, nuit de nos solitudes, dans la nuit de nos contradictions, dans la nuit de nos épreuves et de nos échecs. Saint François d’Assise, par toute sa vie, nous aide à contempler ce mystère.
Il y a ensuite la vie cachée à Nazareth : humble vie d’ouvrier, qui partage la condition humaine avec Joseph, avec Marie, en portant le poids du jour et de la chaleur ; dans le silence du travail, dans la paix de la prière, dans la joie des rencontres. Un qui a médité cela, c’est le Bienheureux Charles de Foucauld. Il a passe du temps a Nazareth et s’est émerveillé de la manière dont Jésus est venu rejoindre tout homme qui travaille, tout homme qui mène une vie ordinaire pour la bénir et la sanctifier.
Il y a le ministère de Jésus : sa prédication, sa sollicitude pour les malades, les possédés, les souffrants ; mais aussi sa prière, son intimité avec le Père ; son détachement, lui qui n’avait pas de pierre ou reposer la tête ; mais également ses amitiés, son compagnonnage avec ses Apôtres ; sa manière d’encourager, de s’émerveiller devant la foi de certains.
Il y a aussi le don de lui-même dans sa Passion bienheureuse. L’offrande de sa vie, totalement désarmé, pour le salut de chacun de nous. Sa mort et sa Résurrection.
Et enfin l’envoi de l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte. Tout cela éclaire toute ma vie ; et c’est la méditation de ces pages d’Evangile qui m’aide à prendre des décisions, à orienter ma vie. Voilà ce qui m’attache au Christ et qui me fait vivre. Voilà ce qui me donne ma joie d’évêque, ma joie de disciple.
"Enracines et fondes dans le Christ". La vie chrétienne est concentrée en ces quelques mots. Suivre 2le Christ. Le prendre comme source et comme horizon de toute l’existence : voilà comment se résume notre vie chrétienne. Et quand nous avons à rendre compte de notre foi, devant des amis, sa famille, des inconnus, parfois, il faut qu’à un moment nous sachions témoigner de cela, de notre attachement au Christ, d’une vie qui trouve là sa racine et sa raison d’avancer. Mais comment pouvons-nous, concrètement, être « enracines et fondes » dans le Christ ?
ETRE ENRACINE DANS LE CHRIST PAR LA PRIERE
L’enracinement concret dans le Christ commence par la prière. Parce que si notre foi est d’abord une relation, alors il faut qu’il y ait un vrai dialogue avec le Seigneur. Une vie chrétienne sans cœur à cœur avec le Christ finira assez vite par se réduire a un système de valeurs. On sera chrétien parce qu’on aimera les valeurs portées par le christianisme : l’honnêteté, l’engagement, le service, l’attention aux pauvres, l’ouverture aux autres… (on pourrait en ajouter plein).
Et il est vrai que le christianisme a imprégné notre culture au point de susciter, y compris chez des personnes qui ne partagent pas la foi chrétienne, des attitudes, des manières d’envisager les rapports humains, des sentiments, des engagements qui sont tout à fait compatibles avec l’Evangile, qui sont parfois même très proches de l’Evangile.
Mais regardez les saints : ils n’ont pas donné leur vie à des valeurs ; ils n’ont pas donné leur vie a une culture. Ils ont donné leur vie au Christ. Ils ont voulu vivre enracines dans le Christ. Et cela a toujours commence chez eux par la prière, en parlant à Jésus et en se mettant à son écoute. Par exemple, les Bienheureux Louis et Zélie Martin, parents de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Leur journée commençait par la messe. Après ils avaient tous les deux leur activité professionnelle.
Peut-il y avoir une amitié s’il n’y a pas de dialogue, de temps passé ensemble, de moments d’intimité ? Tout cela, c’est la prière. Certains d’entre vous disent leur difficulté a prier. Ils ne savent pas comment faire une fois qu’ils ont dépassé la prière de l’enfant, de l’âge du catéchisme, et qui consiste a réciter une prière (ce qui n’est déjà pas mal, ce qui peut aider, mais qui n’épuise pas du tout l’expérience de la prière). Beaucoup ne savent pas quoi faire ; beaucoup finissent assez vite par s’ennuyer , beaucoup disent que cela ne sert à rien.
Je voudrais leur donner trois conseils pour la prière.
Premier conseil : la prière, c’est d’abord un dialogue. Cela veut dire que l’on parle au Christ avec nos mots à nous, comme cela vient, de manière très spontanée. Et cela peut prendre toutes les formes : l’intercession, la louange, l’adoration silencieuse, l’action de grâce.
Mais la prière ne sera un vrai dialogue que si on ose se mettre d’abord à l’écoute du Seigneur. Un chrétien ne commence pas par prendre la parole mais par l’écouter. Vous me direz : comment le Christ nous parle-t-il ? Moi je ne l’entends pas. Il parle par l’Evangile. C’est sa Parole vivante. Voilà pourquoi il est indispensable de prendre son 3 Nouveau Testament ou sa Bible quand on veut prier. Sinon notre prière s’épuise parce qu’elle finit en soliloque.
L’Evangile n’est jamais compliqué. C’est nous qui le compliquons. ≪ Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. ≫. Il suffit de nous faire tout-petits et d’ouvrir une page de l’Evangile : l’Evangile du jour, par exemple, ou un Evangile que l’on lit en continu. Et de demander l’Esprit Saint en disant : ≪ Seigneur, parle, ton serviteur écoute ≫, comme le prophète Samuel.
Il y a toujours une parole pour nous. Le Christ, dans l’Evangile, nous montre un chemin jour après jour. Il est le chemin, la vérité et la vie. Il s’est fait homme pour nous montrer le chemin : un chemin qui conduit a son Père ; c’est un chemin qui nous fait grandir, avancer, respirer nous déployer devant Dieu et devant les hommes. Un chemin qui nous fait trouver notre vocation, notre identité la plus profonde, pour que nous puissions entrer dans le projet de Dieu.
Deuxième conseil : qu’est-ce qu’on fait des distractions ? Il y en beaucoup d’entre vous qui font cela : qui ouvrent leur Evangile. Mais ils sont assez vite déçus parce qu’ils sont distraits. Et cela les agace. Ils se disent qu’ils prient mal. Et certains se désespèrent et finissent par arrêter.
Mais les distractions sont la matière de notre prière. Ce sont nos préoccupations, nos angoisses, nos joies du moment qui rejaillissent. Remettons-les simplement en Dieu sans se troubler. Et là, peu à peu, nous allons revoir autrement tout ce qui nous agite. Par exemple, la soirée de samedi ; le devoir de maths du mardi ; l’altercation avec un ami cet après-midi. Il va y avoir un aller et retour entre nos vies et le Christ. Et nous allons apprendre a revoir cela dans le Seigneur ; c’est ainsi que notre vie est évangélisée, enracinée dans le Christ.
Troisième conseil : on n’est jamais bon juge de sa prière. Certains sont passés par des moments de grandes ferveurs ; la prière était facile, elle durait longtemps ; on sentait le Christ presque physiquement présent. Et au bout d’un moment, quelques mois : elle devient aride ; la Parole de Dieu ne nous dit plus rien ; on trouve à chaque fois une excuse pour retarder le moment d’aller prier ; on s’ennuie ; on se dit : « je prie mal », « le Christ n’est plus présent ».
Il est important de ne pas confondre le sentiment qu’on a de la présence du Christ et le Christ lui-même. Ce n’est pas la sensation qui compte ; ce n’est pas le sentiment de sa présence qui compte ; ce qui fait la prière, n’est pas que j’ai senti le Christ, que j’ai éprouvé le Christ. C’est d’avoir été juste disponible au Seigneur, d’avoir pris sa Parole au sérieux pendant le temps que je m’étais fixe. Même si on n’a rien éprouvé ; même si on n’a pas eu de grandes consolations.
Qu’est-ce qui me garantit que le Christ est présent ? Ce ne sont pas les sensations que j’éprouve. Ce 4sont les sacrements. Les sacrements me sont donnes pour ma garantir la présence objective du Christ, pour me donner un signe réel du Christ présent même dans les moments d’aridité et de désolation.
J’ai l’impression que le Christ n’est plus dans ma vie après l’épreuve ? L’Eucharistie me montre qu’il est là. J’ai le sentiment que le Christ ne me pardonnera jamais cette faute ? Le sacrement de la réconciliation m’assure que j’ai été pardonné. J’ai la sensation que Dieu ne s’occupe plus de moi ? Mais j’ai reçu le baptême une fois pour toute ; je suis son fils ou sa fille bien-aimé(e).
Qu’est-ce qui mesure ma vie de foi ? Quelle est la mesure de ma vie chrétienne ? Qu’est-ce qui me montre que je suis à la suite du Seigneur ? Ce ne sont pas mes bonnes ou mauvaises impressions. C’est la charité ; c’est l’amour que j’ai pour mes frères.
C’est pourquoi une vie enracinée dans le Christ commence par la prière ; elle se déploie ensuite dans les décisions, dans les projets, dans les actes, dans les paroles et les pensées.
LA PRIERE PORTE DES FRUITS DANS LA VIE
L’image des fondations nous renvoie à l’Evangile de la maison bâtie sur le roc :
« Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien bâtie. » Lc 6, 46-48
Fonder sa vie sur le Christ, c’est donc se mettre à l’écoute de ses paroles et les mettre en pratique. Souvent on se fait une idée compliquée de la vie morale. On l’imagine comme un ensemble de textes qu’on a juste à appliquer. C’est en tout cas l’idée que les medias s’en font. La morale chrétienne, pour eux, c’est une législation imaginée par le Vatican et qu’on porte comme un fardeau ; pour eux la morale chrétienne est étouffante. Et parfois des chrétiens la voient comme cela.
Pour nous la morale, c’est autre chose. C’est se mettre face au Christ et lui dire : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? ». Et discerner, jour après jour, le chemin qu’il nous fait faire. Voilà pourquoi Jésus nous dit que celui qui bâtit sa maison sur le roc, c’est celui qui écoute sa parole et la met en pratique.
Et comment discerne-t-on la volonté de Dieu ? Est-ce que je dois me marier avec Laetitia ? Est-ce que je dois m’engager dans le droit public ou dans le droit prive ? Est-ce qu’il est raisonnable d’être enseignant si on veut faire vivre une famille ? Est-ce que je dois changer d’entreprise ? Est-ce que je dois accepter cette invitation ? Est-ce que cette amitié peut continuer ? Est-ce que je dois rentrer au séminaire ? Qu’est-ce que je vais faire de mes vacances, ou de mon temps libre cette année ?
Nous nous posons toutes ces questions – et mille autres encore – au cours de nos semaines. Et comment comprendre le chemin du Seigneur ? Comment comprendre ce qui correspond le plus au projet de Dieu ? Comment vivre, très concrètement, enraciné, fondé dans le Christ en faisant tous ces choix ?
Celui qui prend le temps de la prière, celui qui médite la Parole de Dieu obtient une grande grâce : il devient sensible à la voix de Dieu en lui. Cette voix est rarement une voix qui se fait entendre dans l’ouragan ou dans un vent violent. Comme pour Elie, elle est le plus souvent le murmure d’une brise légère. Et elle passe par les contours de notre humanité.
C’est la logique de l’incarnation. La voix du Seigneur se fait entendre à travers nos mouvements intérieurs, à travers ce qui se passe en nous et autour de nous. Je vous explique :
- Dieu nous parle d’abord par des désirs intérieurs : désir de prière, désir de changer de rythme pour avoir plus de temps à consacrer à ses études, désir d’être moins stressé en famille, désir de faire des études de médecine, de changer de travail, de consacrer ma vie à Dieu. On peut rester des années avec ce désir qu’on pense irréalisable sans voir qu’il y a là un véritable appel de Dieu. Et parfois même en ayant peur de ce désir. La question est : comment je vais me mettre à l’écoute de ce désir, le prendre au sérieux et discerner si c’est un appel de Dieu ou une velléité passagère ? Voilà pourquoi il faudra s’appuyer sur d’autres critères que le seul désir.
- Dieu nous parle à travers des sentiments intérieurs. En particulier d’une part la paix et la joie : ce sont le signe que le Seigneur nous confirme dans un choix. Par exemple, à la perspective de renoncer à une activité qui nous pesait, on connaît tout à coup une grande paix. A la perspective d’avoir une conversation en vérité avec quelqu’un à qui on cachait quelque chose : tout à coup, une grande joie. Apres avoir constaté qu’il fallait cesser une relation amoureuse qui nous emprisonnait : grande paix. D’autre part, les sentiments que sont l’agitation et la tristesse s’éveillent en nous pour contrer ce qui ne vient pas de Dieu. Par exemple, à la perspective du péché, après avoir menti, ou lorsqu’on accepte des responsabilités trop lourdes. Ainsi, le Seigneur nous montre la voie, un chemin de vie à travers ce que nous ressentons intérieurement.
- Dieu nous parle à travers les motions de l’Esprit Saint. Ce sont les intuitions, les lumières, les évidences qui nous apparaissent et qui, d’un coup, simplifient un problème complexe, indiquent une solution, montrent la voie à suivre. Cela peut arriver, en particulier, pendant le repos de la nuit et dans nos songes, ou pendant la prière. Par exemple, on comprend à qui on doit demander conseil ; on réalise, après avoir tourné une question pendant des semaines dans notre tête, qu’il faut juste s’abandonner à Dieu et oublier des petits intérêts trop terrestres.
- Dieu nous parle à travers la voix de notre conscience. La conscience est cette voix intérieure qui nous dit ce qu’il faut faire et ce qu’il faut éviter. Au moment des décisions, des orientations, des projets a bâtir, notre conscience nous parle. Elle peut ne pas vouloir nous laisser en paix. Par exemple, quand on a trouvé une solution, mais quand cette solution va créer une injustice, ou va se faire au prix d’un mensonge, ou va nous mettre dans des conditions d’un péché objectif. Pour correspondre à la volonté de Dieu, il est nécessaire de former sa conscience. Voilà pourquoi la conscience doit se former à la lumière de la vérité, c’est-à-dire de l’Evangile lu avec la tradition de l’Eglise.
- Dieu nous parle à travers le raisonnement. Bien souvent, parce que le Seigneur nous a donné une intelligence, à l’image de la sienne, la solution qui correspond à la volonté de Dieu est la plus raisonnable. A une époque ou nous agissons beaucoup par coup de cœur, coup de blues, coup de folie, sous l’effet de la mode et du prêt-à-penser, de manière très affective, il est urgent de donner toute sa place à la raison. Comment ? Par exemple, il est nécessaire de bien clarifier ce qui est objet de nos choix. La pureté d’intention, cela signifie être clair avec ce que je suis en train de choisir. Si je veux changer de travail ; plusieurs raisons m’y poussent : l’ambiance, le salaire, l’intérêt du boulot, la proximité géographique. Il est nécessaire de bien voir ce que j’espère trouver dans l’autre travail, d’ordonner les raisons du changement, de voir les raisons principales et les raisons secondaires. Souvent la confusion peut régner. C’est le signe qu’il ne faut pas encore prendre la décision. Elle n’est pas murie. On le voit aussi quand des jeunes discernent une vocation. Il peut y avoir beaucoup de confusion autour du lieu de formation, de l’hésitation entre le clergé séculier et le clergé régulier. La première question est : veux-tu te donner au Christ ? As-tu confiance en lui et dans son Eglise ? Sinon on est dans la stratégie humaine.
- Le Seigneur parle aussi pour les conseils des autres et en particulier dans l’enseignement de l’Eglise. Sur les questions du respect de la vie, du mariage, de la morale sociale, de la vie relationnelle, affective et spirituelle, l’enseignement et la sagesse séculaire de l’Eglise nous sont d’un grand secours.
- Le Seigneur parle enfin par les évènements de notre vie, à travers des rencontres, des succès ou des échecs, des paroles entendues, le témoignage des autres. A travers des incidents et des drames aussi. Le Seigneur fait entendre sa Parole, nous fait envisager un nouveau point de vue et tirer les leçons du passé. Notre difficulté est d’être à l’écoute de ce qui se passe en nous et autour de nous. Parce que tout est langage de Dieu, langage incarné dans le plus quotidien de notre existence, parole divine qui prend corps dans ce que nous sommes. Le risque est de ne pas savoir lire ces évènements intérieurs et extérieurs, à travers lesquels Dieu nous parle, de ne pas être a l’écoute de ce que Dieu veut dire. "Vous aurez beau écouter et vous ne comprendrez pas, regarder et vous ne verrez pas. Ils sont devenus durs d’oreille ; ils se sont bouchés les yeux" dit le Seigneur dans l’Evangile de Saint Matthieu.
Or l’homme intérieur, c’est celui qui entend la Parole, la comprend qui s’en sert comme boussole pour discerner la volonté de Dieu, les appels de Dieu et conduire sa vie. L’homme intérieur est celui qui entend ce qui se passe en lui comme le murmure d’une brise légère auquel il est attentif parce que c’est ainsi que Dieu parle. C’est donc celui qui prend le temps de s’arrêter et de discerner dans l’Esprit ce que Dieu veut lui dire. Afin d’être fonde dans le Christ et de construire sa maison sur le roc. Quand une vie est bâtie ainsi sur le Christ, elle ne peut que rayonner. Le bonheur d’être avec le Seigneur irradie autour de lui. C’est le thème de la catéchèse de demain : « Témoins du Christ dans le monde ».


















