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Guillaume Le Floch, 29 ans, nouveau diacre

Guillaume Le Floch de Cambourg, 29 ans, a été ordonné diacre le 10 octobre 2010 à Saint Saturnin d’Antony par Mgr Gérard Daucourt. Rencontre avant son engagement définitif à la suite du Christ.

Guillaume, où avez-vous grandi dans les Hauts-de-Seine, et quelles ont été les étapes marquantes de votre vie de jeune croyant ?

J’ai habité Neuilly très jeune, plus tard à Puteaux, entre les deux j’ai grandi dans le Val-d’Oise. Dans ma vie de jeune croyant j’ai beaucoup reçu au collège Saint Joseph à Saint-Cloud, avec lequel j’ai fait ma confirmation. Le scoutisme m’a aussi beaucoup apporté : en donnant comme chef, on reçoit énormément. J’ai été chef louveteaux pendant cinq ans à Rueil, à Courbevoie, et à Puteaux. J’ai également été marqué par les JMJ de Rome (2000) et de Cologne (2005).

Quand avez-vous commencé à identifier un appel du Seigneur pour le sacerdoce ? Comment y avez-vous répondu ?

J’ai commencé à ressentir l’appel du Seigneur dés la classe de cinquième. Je me souviens à avoir été très marqué à cet âge par un prêtre auprès de qui j’étais servant d’autel dans mon collège. Cet appel a muri avec le temps, avec des hauts et des bas. Un peu plus tard, quand la question se faisait plus insistante, je suis allé en parler à un prêtre que j’ai régulièrement revu comme père spirituel, ce qui m’a beaucoup apporté. J’ai ensuite fait partie d’une équipe vocations, mais ce n’était pas encore le moment.

Peut-être ai-je été long à répondre, mais quelques années plus tard, j’ai eu un déclic, quand une de mes amies est entrée chez les sœurs de Saint Jean. Au début, je refusais d’y croire, ne voulant pas faire comme elle, ...mais la joie que j’avais à me donner à été décisive. En septembre suivant, je suis entré chez les frères de Saint Jean. Là, j’ai pris conscience qu’être religieux et être prêtre étaient bien deux vocations différentes. Or je me suis toujours senti appelé à être prêtre. Un an après, je suis donc entré au Séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux, pour le diocèse de Nanterre. Pour tout cela, j’ai toujours été soutenu par mon père spirituel.

Quel regard portez-vous sur ces années écoulées au séminaire ?

Je suis entré au séminaire dans la suite logique de mon année dans la communauté Saint Jean, qui m’a plus ou moins servi de temps de discernement, ce que les jeunes de notre diocèse font aujourd’hui à la Maison Madeleine Delbrel. J’étais heureux de rejoindre le séminaire, et je m’y suis épanoui. Ces années ne m’ont pas spécialement paru difficiles. Cela peut parfois sembler long, mais plus on avance, plus on s’aperçoit de notre besoin de formation, ...et plus les cours sont passionnants.

Je porte sur ces années de séminaire un regard d’émerveillement, sans me cacher les difficultés qui existent comme partout. Mais voir des camarades être ordonnés tout les ans, ou découvrir qu’à la chapelle du séminaire, nous ne somme jamais seuls pour prier, vivre dans cette ambiance, oui, c’est merveilleux.

Jésus-Christ, pour vous, qui est-ce aujourd’hui ? Quelle expérience vivante en avez-vous ?

Jésus c’est pour Lui, à Lui que je donne ma vie. Je voudrais l’annoncer, vivre de Lui, demeurer en Lui...

Que représente pour vous cette première étape de l’ordination diaconale ?

L’ordination diaconale est très importante, c’est beaucoup plus que des fiançailles, car c’est déjà définitif. Au diaconat, je vais m’engager au célibat, je vais être incardiné, c’est-à-dire lié au diocèse de Nanterre, et je vais m’engager à pratiquer la Liturgie des Heures. C’est la prière de l’Église, avec 5 offices par jour : les lectures, laudes, milieu du jour, vêpres, complies. Je vais enfin prendre l’engagement de l’obéissance à l’Évêque.

J’ai une grande joie à me donner au Christ de manière définitive. J’ai d’ailleurs choisi comme phrase d’ordination : "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime" (Jn 15, 13)

Que souhaitez-vous dire aux jeunes qui lisent cette interview ? Quels conseils pouvez-vous donner pour les aider à écouter la voix du Seigneur dans leur vie ?

Je pourrais dire qu’on à besoin de prêtres, ce qui est vrai, mais avant tout, le monde à besoin de saints. On n’a pas besoin de faire des choses extraordinaires pour être saints. "Il est aussi beau de peler des pommes de terres pour l’amour du Seigneur que de bâtir des cathédrales"...

Pour écouter le Seigneur, pour avancer et grandir, je ne vais rien dire d’exceptionnel, mais entretenez votre foi, priez même quand c’est dur, continuez à aller à la messe même quand c’est ch... N’hésitez pas à user vos prêtres, ils sont là pour cela, dans les sacrements comme dans l’accompagnement spirituel.

N’oubliez pas : Jésus vous aime ! Et le diocèse de Nanterre, c’est vraiment fat !

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