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Cécile, 23 ans, direction Terre Sainte

Jeune institutrice de 23 ans, longtemps cheftaine scout à Antony, ancienne animatrice de l’aumônerie de Montrouge, Cécile s’envole le 31 août pour la Terre Sainte, où elle passera deux ans comme volontaire DCC auprès des chrétiens de Palestine. Retour sur un itinéraire et un engagement.

Imprimer cet article Ecrire à l'auteur Jeunescathos92 26 août 2010
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Cécile, cet été 2010, vous rejoignez pour deux ans une école chrétienne en Terre Sainte : comment se décide-t-on à partir donner du temps pour nos frères d’Orient ?

J’ai depuis longtemps le désir de vivre l’aventure du volontariat à l’étranger. Cela restait cependant lointain pour moi, et puis… je devais finir mes études ! Les années ont passé et me voilà titulaire d’un poste de professeur des écoles dans une école du Val-de-Marne. Mais par ailleurs, j’entends parler, lors d’un pèlerinage en Terre Sainte, de Réseau Barnabé, une association qui fait le lien entre les écoles de France et les écoles chrétiennes de Terre Sainte ! Je me renseigne et voilà…c’est le bon moment, c’est pour moi !

Quel itinéraire personnel avez-vous suivi qui a construit votre personnalité de jeune croyante ?

Je suis quatrième d’une famille de 8, j’ai été élevée dans la foi catholique. Ma famille m’a donné des repères solides ; j’ai grandi dans un climat de confiance et de joie, avec des frères et sœurs qui sont pour moi de véritables exemples. Mes 23 premières années ont été marquées par le scoutisme, les vacances en famille, les belles amitiés, le sport, la montagne, les voyages et enfin, depuis peu de temps, par mes élèves. …Et puis, pour rythmer le tout : les retraites, les pèlerinages, les sessions de Paray-le-Monial. C’est ainsi que petit à petit, temps fort après temps fort, j’ai découvert le Christ, la beauté de son Eglise, la puissance de ses sacrements, la force de la prière quotidienne, qui m’ont fait grandir et avancer dans la vie.

Comment votre projet s’est il préparé avec la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) ?

Quand j’ai contacté le Réseau Barnabé, pour me renseigner sur un éventuel poste en Palestine, le directeur de cette association m’a demandé de suivre ma formation avec la DCC. J’ai donc posé ma candidature, envoyé mon dossier, et participé à deux sessions de sensibilisation à la rencontre interculturelle et aux enjeux du volontariat. J’ai alors reçu ma mission, et donné mon accord. Avant mon départ, j’ai suivi 12 jours de formation pour appréhender le contexte de la mission, acquérir des outils humains et spirituels, et ainsi vivre au mieux cette aventure.

Justement, quelle sera votre mission là-bas ?

Je serai à Zababdeh, un petit village rural traditionnel, à majorité chrétienne, situé entre Jénine et Naplouse. L’objectif de ma mission là-bas est d’enseigner le français aux classes allant de la 5ème (CM2) à la 11ème (première), d’accompagner le professeur de français, une Palestinienne, d’aider aux tâches administratives en français dans le cadre de parrainage avec deux associations françaises, mais aussi d’apporter sur place un témoignage d’Européen chrétien.

Quelles sont vos craintes ? Quelles sont vos attentes ?

C’est une mission très belle mais très exigeante. Et j’ai beaucoup d’appréhensions : j’ai peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir gérer ma classe, où se trouvent des élèves difficiles. La langue va être un véritable obstacle. Vais-je être capable de surmonter les difficultés que je rencontrerai, tant au niveau professionnel qu’au niveau humain, les différences culturelles, l’éloignement de ma famille et de mes amis, la déception par rapport à mes attentes, qui sont peut être trop idéalistes ? A travers cette aventure, je voudrais découvrir la terre Sainte dans toutes ses dimensions : culturelle, professionnelle, humaine et spirituelle. J’ai le désir de rencontrer, de donner, d’aimer, de prendre le temps de vivre, de mettre au cœur de mes rencontres les personnes et à travers elles, de placer le Christ au cœur de ma vie.

Quel sens spirituel donnez-vous à cette mission ?

Par cette mission, je souhaite faire l’expérience du dépouillement et de l’abandon pour pouvoir retrouver l’essentiel. C’est une véritable école de la confiance. Et puis, je vais vivre dans le pays de Jésus, ce qui est complètement fou ! Je compte vivre, dans la mesure du possible, l’année liturgique sur les lieux mêmes des textes bibliques : je fêterai Noël à Bethléem, Pâques à Jérusalem… C’est peut être ambitieux mais je vais tenter de marcher dans ses pas, de le suivre, pour mieux le connaître, et ainsi mieux l’aimer !

Qu’aimeriez-vous dire aux jeunes de votre âge, ou aux plus jeunes, avant de partir ?

Priez pour connaître les désirs du Seigneur et FONCEZ !

En savoir plus sur la présence chrétienne en Terre Sainte : visitez le site du village de Taybeh, dernier village entièrement chrétien de Palestine.


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